![]() |
|
|||||||||
![]() |
|
|
||||||||
|
|
|
|||||||||
![]() |
![]() |
|
||||||||
|
|
|
|||||||||
|
|
|
|
||||||||
|
|
|
|||||||||
|
|
|
|
||||||||
|
|
|
|||||||||
![]() |
|
|
||||||||
|
|
|
|||||||||
|
|
|
|
|
|||||||
|
|
|
|||||||||
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Actualité ------------------------------------- C.V. ------------------------- Bibliothèque-photo
//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
Thierry Marceau tient un bâton.
Bâton sur lequel je m’appuie sagement pour cette longue marche,
qui par moment frappe, par moment marque des buts. Bâton s’agençant
à tous mes jolis costumes, qui eux sont choisis pour l’image qu’ils
me permettront de projetter. Ces images ne sont que bouées, points de
repère auquels s’accrocher, peu importe de quel fleuve le navigateur
arrive. Elles sont des stéréotypes, des archétypes. Elles
cristallisent une mémoire, celle qui parfois tente d’oublier. Elles
suggerent sans nommer. Car nommée, une chose est rapidement arrêtée
et désarmée. L’ambiguité, il n’y a que ça
de vrai.
Je suis habillé d’un vêtement coupé à même
un tissu social qui se froisse facilement. Sans perdre de temps à repasser,
plis et replis m’offrent liberté de bouger. Je bouge, danse, cours;
je sais faire des roulades. Tout le monde aime les roulades. Je pointe. Je témoigne.
Je vois et fait voir. Chaque geste nous déplace. L’autre doit se
prononcer, se compromettre. Tel Ulysse, j’opère et déconstruis
tout de l’intérieur; on m’invite bêtement à
entrer...
Thierry Marceau, par ses actions, met en scène une multitude d’images bien connues de tous. Ces images populaires sont remaniées dans des assemblages et enchaînements s’apparentant aux rêves, avec toute la liberté qu’elles offrent. Costumé, au centre de l’arène, l’artiste incarne ces multiples images et s’entourent de figurants pour compléter ses tableaux. Il s’applique à répondre à la situation dans laquelle il est plongé et détourne les attentes qui lui sont formulées. Entre cynisme et idiotie, il pousse l’autre à se compromettre. Les spectateurs n’ont d’autre choix que de se plier au jeu pour recevoir son attitude qui utilise, au même moment du spectacle, de l’humour et de la dérision. Avec ses interventions, l’artiste parvient à produire le rassemblement et à retenir l’attention, réunissant son public autour de lui qui, à son tour, est souvent appelé à se produire dans les gestes auxquels il l’entraîne. Thierry Marceau est en mouvement et déplace ainsi tout ce qui l’entoure... même ce que l’on croyait immobilisé à jamais.
Thierry Marceau / idiotie / art / video / insatallation / performance / photo / web / montreal / uqam / autofiction / interdisciplinarite / Paris / son / intervention / cynisme / maitrise / cdex / galerie / gallery / espace / sculpture / artiste / Pique Nique / musique / pop / sport / Thierry / Marceau / exposition /thierrymarceau.com / voir / costume /
Dada est-il toujours vivant? Dans tous les cas, je le sens bien. Et Diogène
et Les Cyniques grecs ou Warhol? Difficile à expliquer… mais je
n’ai pas le moindre besoin de les ressusciter, ils vivent à mes
côtés. Nous avons le même ADN. Peut-être ne sommes-nous
en fait qu’UN. Un état d’être face à la vie
vraie , un filtre ouvrant un angle bien précis de l’oeil nous permettant
de «voir les choses telles qu’elles sont plutôt que telles
qu’elles devraient être» (dict.du diable, 1917).
Nous sommes habillés d’un vêtement coupé à
même un tissu social qui se froisse facilement.
Thierry Marceau / idiotie / art / video / insatallation / performance / photo / web / montreal / uqam / autofiction / interdisciplinarite / Paris / son / intervention / cynisme / maitrise / cdex / galerie / gallery / espace / sculpture / artiste / Pique Nique / musique / pop / sport / Thierry / Marceau / exposition /thierrymarceau.com / voir / costume /
La vie vraie n’est pas l’art, ni le cinéma (quoi que…), ni mes idées, ni celles de mes comparses artistes. La vie vraie est à la télé, sur les trottoirs, elle est Stéphane Gendron le maire d’Huntingdon, les grandes piscines, le Tsunami, la lutte et les autres sports, les fleurs, un jeu vidéo, la cigarette et le gouvernement, la chanson, la nourriture. Elle se tient dans les marchés aux puces comme dans les congrès.
Thierry Marceau / idiotie / art / video / insatallation / performance / photo / web / montreal / uqam / autofiction / interdisciplinarite / Paris / son / intervention / cynisme / maitrise / cdex / galerie / gallery / espace / sculpture / artiste / Pique Nique / musique / pop / sport / Thierry / Marceau / exposition /thierrymarceau.com / voir / costume /
Au sein de ma pratique, comme dans le verbe, le geste et l’écrit,
l’utilisation d’images n’est que bouée, point de repère
auquel s’accrocher, peu importe de quel fleuve le navigateur arrive. Ces
images sont des stéréotypes, pour notre grand plaisir. Elles sont
innombrables et constamment renouvelées. Elles suggerent sans nommer.
Car nommée, une chose est rapidement arrêtée et désarmée.
L’ambiguité, il n’y a que ça de vrai. Vous me croyez
cuisinier alors que je suis déjà au parc à lancer le javelot
Lanceur de javelot, je trouve la position assise inconfortable. Mais l’idée
d’être condamné à courir éternellement m’est
insupportable. La projection est plus saine et me permet des glissements spontanés.
Incarnations d’images cueillies dans la rue et revêtues comme pelure
pour jouer à faire comme si, la projection est en réalité
témoignages. Aussi, j’entretiens cette dualité d’un
corps qui voit et désire se faire voir.
Thierry Marceau / idiotie / art / video / insatallation / performance / photo / web / montreal / uqam / autofiction / interdisciplinarite / Paris / son / intervention / cynisme / maitrise / cdex / galerie / gallery / espace / sculpture / artiste / Pique Nique / musique / pop / sport / Thierry / Marceau / exposition /thierrymarceau.com / voir / costume /
Mon corps se remplit et se tord pour laisser sortir son jus sucré et
acide à la fois, tel une éponge. Pouvons-nous parler d’images-témoins?
Ces images m’appartiennent, nous appartiennent. Dailleurs, comment démêler
le JE du NOUS? Chacune de mes interventions repose sur bien plus large que mes
simples épaules. Je lance le bâton et demande à l’autre
d’en faire quelque chose. Mon jeu, mon questionnement devient le nôtre.
Thierry Marceau / idiotie / art / video / insatallation / performance / photo / web / montreal / uqam / autofiction / interdisciplinarite / Paris / son / intervention / cynisme / maitrise / cdex / galerie / gallery / espace / sculpture / artiste / Pique Nique / musique / pop / sport / Thierry / Marceau / exposition /thierrymarceau.com / voir / costume /
Si Raoul Hausseman proposait : « faire une chose belle et une joie pour
toujours, d'éléments dont on n'attendait plus ni beauté
ni joie », je proposerais davantage de «mettre en action et en rire
tous les jours, des éléments dont on n’attend plus ni mouvement,
ni humour». Comment recevoir une attitude comme la mienne? Tel Diogène,
se tenant debout au milieu du village, costumé, volontairement ridicule,
criant comme un idiot...
Qui est l’idiot du 21e siècle. Quel rôle aura t’il?
À cheval entre le le manque d'intelligence, de jugement qu’on lui
attribut aujourd’hui et le caractère simple, particulier, unique
d’autrefois. Se place-t’il en position de résistance?
Thierry Marceau / idiotie / art / video / insatallation / performance / photo / web / montreal / uqam / autofiction / interdisciplinarite / Paris / son / intervention / cynisme / maitrise / cdex / galerie / gallery / espace / sculpture / artiste / Pique Nique / musique / pop / sport / Thierry / Marceau / exposition /thierrymarceau.com / voir / costume /
Oeuvres d’art comme «actes de résistance» soulève
Deleuze (1987). Résistance face à un système de conventions,
de conformisme et d’assoupissement spirituel? «L’ironie, la
feinte, le sarcasme, le double sens, l’humour et toutes formes de provocation
intellectuelle apparaissent, au même titre que le sommeil ou les rêves,
comme les enfants de la nuit. Comme eux, ils ont sur la réalité
harassante ou décevante, un pouvoir dissolvant»
(Dada, la fonction de refus,1999).
Comme solvant, utiliser mon corps avec ses particularités, pour réaliser
des interventions costumées de mes préocupations et ainsi agir
sur ou dans la vie vraie.
Thierry Marceau / idiotie / art / video / insatallation / performance / photo / web / montreal / uqam / autofiction / interdisciplinarite / Paris / son / intervention / cynisme / maitrise / cdex / galerie / gallery / espace / sculpture / artiste / Pique Nique / musique / pop / sport / Thierry / Marceau / exposition /thierrymarceau.com / voir / costume /
Thierry Marceau tient un bâton. «Le bâton est le moyen de
faire respecter la distance et d’assurer le vide autour de soi, condition
de possibilité d’une authentique autonomie.» (Michel Onfray,
1990). Bâton sur lequel je m’appuie sagement pour cette longue marche,
qui par moment frappe, par moment marque des buts. Et je marche. Je démarche.
Je m’entraine à le manier, ce bâton.
Deleuze, Gilles. Qu’est-ce que l’acte de création ? Conférence
donnée dans le cadre des mardis de la fondation Femis - 17/05/1987
Jouannais, Jean-Yves. L’idiotie, art, vie, politique-methode. Beaux-arts
magazine / livres, 2003, 280p.
Onfray, Michel. Cynisme : portrait du philosophe en chien. Librairie générale
française, 1992, 189p.
Villeneuve, Roland. Dictionaire du diable. Éditions Omnibus, 1998, 1084p.
Waldberg, Patrick. DADA, La fonction de refus. Éditions de la différence,
1999, 111p
Thierry Marceau / idiotie / art / video / insatallation / performance / photo / web / montreal / uqam / autofiction / interdisciplinarite / Paris / son / intervention / cynisme / maitrise / cdex / galerie / gallery / espace / sculpture / artiste / Pique Nique / musique / pop / sport / Thierry / Marceau / exposition /thierrymarceau.com / voir / costume /
Chasse et pêche, autres tactiques, (événement performatif),
studio d’essai Claude-Gauvreau
Montréal, juin 2006
EICV (événement interuniversitaire de création vidéo),
S.A.T., Montréal, avril 2006
Dare Dare Gala, (performance), Le Local
Montreal, mars 2006
ACTIO 06, (animation de la soirée performance), Fonderie Darling
Montréal, mars 2006
TAMA06, (performance et nouveaux médias / présentation vidéo),
Blueroom Gallery
Manille (Philippines), mars 2006
French Kiss, (performance/ vidéo), VAV Gallery
Montréal, fevrier 2006
Nous aussi on sait cracher le feu, (installation video), CDEX
Montréal, décembre 2005
La nouvelle performance de Montréal, (performance, invitation), Centre
Inter-Le-Lieu,
Québec, novembre 2005
Fête, (performance, invitation), Galerie du marché Maisonneuve,
Montréal, octobre 2005
Pique-Nique par Pique Nique, Maison de la culture Côte-des-Neiges,
Montréal , juin / octobre 2005
Bric à Brac, (invitation de la commissaire) Galerie Verticale,
Laval , mai 2005
Dare Dare Gala, (animation de la soirée) Le Local,
montréal , avril 2005
Glissements, art et écriture, (invitation des commissaires) Galerie de
l’UQAM,
Montréal , janvier 2005
Pique Nique 5, (intervention) Lac des castors
Montréal , septembre 2004
Nuit de la jeune création, (installation extérieure) Parc de l’INJEP
Marly Le Roi (Paris), juin 2004
Festival NEMO volet Ouvrir-Fermer (animation photo), Forum des images,
Paris, mars 2004
EICV (événement interuniversitaire de création vidéo),
Fonderie Darling
Montréal, février 2004
Exposition «Promo 4.2», Société de Arts Technologiques
(S.A.T.), (installation)
Montréal, juin 2003
Événement «Nuits blanches au CDD», Centre de diffusion
de l’UQAM, (projection video)
Montréal, mai 2003
Événement «Agora Festif», Espaces Émergents,
(intervention)
Montréal, mars 2003
Exposition «Paramètre 2002», Galerie de l'UQAM,
Montréal, décembre 2002
EICV (événement interuniversitaire de création vidéo),
S.A.T.( Société des Arts Technologiques),
Montréal, novembre 2002
THIERRY MARCEAUSoirée de performances, La Fabrique (Université
Laval)
Québec, novembre 2002
Symposium des arts, Place du millénaire, (exposition & intervention)
Oka, septembre 2002Soirée de projection vidéo, Café des
arts (UQAM),
Montréal, mars 2002
Soirée de performances, (UQAM),
Montréal, mars 2002
Exposition «Parametre 2001», Galerie de l'UQAM,
Montréal, décembre 2001
EICV (événement interuniversitaire de création vidéo),
Cinémathèque québécoise,
Montréal, octobre 2001
Symposium des arts, Place du millénaire, (exposition & intervention)
Oka, septembre 2001-2000
Exposition «L'art d'enfanter», Maison de la culture,
Ste-Thérèse, octobre 2000
Symposium des arts, Salle des loisirs, (exposition & peinture en direct)
Oka, septembre 2000
Exposition des finissants , Collège Lionel-Groulx,
Ste-Thérèse, mai 1999 Prix et bourses
Fonds de recherche,
Attribué par le Fond Québécois de Recherche sur la Société
et la Culture (FQRSC),
pour entreprendre la maîtrise.
Mention d’excellence,
Remis par la doyenne pour l’excellence des résultats universitaires
(UQAM)
Bourse Jacques de Tonnancour,
Remis par le jury de l’École des arts visuels et médiatiques,
pour l’ensemble du parcours universitaire, 2004
Bourse Omer Desserre,
Remis par le jury de l'exposition «Paramètre 2002»
Prix du public,
Remis lors de l’événement interuniversitaire de création
vidéo 2002
///////////////
Thierry Marceau / idiotie / art / video / insatallation / performance / photo / web / montreal / uqam / autofiction / interdisciplinarite / Paris / son / intervention / cynisme / maitrise / cdex / galerie / gallery / espace / sculpture / artiste / Pique Nique / musique / pop / sport / Thierry / Marceau / exposition /thierrymarceau.com / voir / costume /
Thierry Marceau tient un bâton.
Bâton sur lequel je m’appuie sagement pour cette longue marche,
qui par moment frappe, par moment marque des buts. Bâton s’agençant
à tous mes jolis costumes, qui eux sont choisis pour l’image qu’ils
me permettront de projetter. Ces images ne sont que bouées, points de
repère auquels s’accrocher, peu importe de quel fleuve le navigateur
arrive. Elles sont des stéréotypes, des archétypes. Elles
cristallisent une mémoire, celle qui parfois tente d’oublier. Elles
suggerent sans nommer. Car nommée, une chose est rapidement arrêtée
et désarmée. L’ambiguité, il n’y a que ça
de vrai.
Thierry Marceau tient un bâton.
Je suis habillé d’un vêtement coupé à même
un tissu social qui se froisse facilement. Sans perdre de temps à repasser,
plis et replis m’offrent liberté de bouger. Je bouge, danse, cours;
je sais faire des roulades. Tout le monde aime les roulades. Je pointe. Je témoigne.
Je vois et fait voir. Chaque geste nous déplace. L’autre doit se
prononcer, se compromettre. Tel Ulysse, j’opère et déconstruis
tout de l’intérieur; on m’invite bêtement à
entrer...
Thierry Marceau tient un bâton.
Thierry Marceau, par ses actions, met en scène une multitude d’images bien connues de tous. Ces images populaires sont remaniées dans des assemblages et enchaînements s’apparentant aux rêves, avec toute la liberté qu’elles offrent. Costumé, au centre de l’arène, l’artiste incarne ces multiples images et s’entourent de figurants pour compléter ses tableaux. Il s’applique à répondre à la situation dans laquelle il est plongé et détourne les attentes qui lui sont formulées. Entre cynisme et idiotie, il pousse l’autre à se compromettre. Les spectateurs n’ont d’autre choix que de se plier au jeu pour recevoir son attitude qui utilise, au même moment du spectacle, de l’humour et de la dérision. Avec ses interventions, l’artiste parvient à produire le rassemblement et à retenir l’attention, réunissant son public autour de lui qui, à son tour, est souvent appelé à se produire dans les gestes auxquels il l’entraîne. Thierry Marceau est en mouvement et déplace ainsi tout ce qui l’entoure... même ce que l’on croyait immobilisé à jamais.