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LE MERVEILLEUX REFUS GLOBAL

présenté dans le cadre de Pique Nique Automatiste, événement organisé pour le 60e anniversaire du Refus Global.

 

invitation de Marcel St-Pierre et Anithe Carvalho, Ste-Rose, août 2008

 

Mes très chers amis, je vais vous raconter une histoire incroyable qui changera à tout jamais notre façon de voir les choses. Tout a commencé alors que j'étais planté là, au beau milieu de ce champ de maïs, entouré de ces satanés corbeaux, tout de noir vêtu, qui faisaient la loi partout sur ces terres. Ils régnaient en roi et ce n'est pas un petit épouvantail comme moi qui allait y changer quoi que ce soit.

 

C'est alors que je vis passer cette charmante petite fille du nom de Dorothée. Mais que faisait-elle ici, seule et si heureuse. Et c'est à ce moment qu'elle se mise à danser. Je dis : «Mais que fais-tu là?» Elle me répondu :«Mais voyons... je danse dans le sucre!» Quelle danse magnifique... je la suivis sur son chemin.

 

En poursuivant notre chemin, nous croisons un étrange homme de fer et un gros lion. Ils faisaient de la peinture! Des tableaux bien étranges... On aurait dit n'importe quoi,..., des barbeaux! L'homme de fer appelait ça de la peinture automatique. Il nous montra gentiment comment faire. Le lion ne trouvait pas ça beau du tout, du tout! L'homme de fer lui expliqua que c'était pourtant très intéressant. Nous avons pris nos peintures et avons poursuivi notre chemin.

 

Le lion en avait marre de se faire rabrouer sans cesse et voulais enfin tout changer. Il nous demande de prendre nos peintures et de venir avec lui faire une manifestation... mais l'homme de fer déteste manifester! Il suggère alors de descendre au village pour se bagarrer avec les vilains...mais moi, je ne sais pas me battre! Je propose de sortir les armes... mais Dorothée est contre les armes! Le lion suggère alors de recueillir toutes nos idées. Il va les écrire et en faire un texte. Ce que l'on fit aussitôt.

 

Notre texte était terminé et nos idées étaient géniales! On m'a confié la responsabilité d'aller porter notre merveilleux refus global au village où tout le monde en parlera. ... Je ne peux vous expliquer ce qui s'est passé, mais, arrivé au village, je m'aperçus que j'avais égaré notre précieux texte. J'ai refait mon chemin mais je ne l'ai jamais retrouvé...On m'a dit qu'un dénommé Paul-Émile Borduas, qui passait par là, aurait trouvé notre texte dans la forêt. Oh! Il trouva nos idées brillantes et, en changeant quelques mots avec ses amis, fit un tabac avec ce merveilleux refus global!